Nos brèves 2024

AMELIORER L'ACCOMPAGNEMENT DES CHEFS D'ENTREPRISE Quand on parle d’accompagnement – une des raisons d’être d’ADevComp – on parle généralement de celui des salarié(e)s pour le repérage et la reconnaissance de leur expérience, le développement de leurs compétences  et/ou leur reconversion ; on sait aussi l’importance à accorder à l’accompagnement de l’organisation et la performance de l’entreprise. Mais pense-t-on suffisamment à l’accompagnement du management et plus encore à celle du chef d’entreprise , notamment de PME ? Aujourd’hui, des chefs d’entreprise (de la CPME notamment)  et certains réseaux, comme le Groupe « Esprit d'entreprendre » (spécialisé dans l'accompagnement des dirigeants et porteurs de projet), se dressent contre « le tabou autour de l'accompagnement des chefs d'entreprise, qui sont souvent réticents à demander de l'aide par peur du jugement ». Les dispositifs d’aide et d’appui sont très mal connus des chefs d'entreprise  et l'information est dirigée en priorité vers les salariés. C’est ainsi, qu’un des administrateurs CPME du CIBC Isère-Savoie[1] fait ce constat : «  je connais beaucoup de chefs d'entreprise qui pensent par exemple que le bilan de compétences ne leur est pas accessible ». Le deuxième obstacle est économique, avec le plafonnements des financements au niveau des fonds d'assurance formation (FAF) des non-salariés. Et la troisième et peut être principale contrainte, c’est « le conseil aux dirigeants, grand oublié de la Réforme de 2018 » d’après cette même source CPME (qui milite par ailleurs pour des dispositifs innovants et mal connus tels que les « groupements de prévention agréés (GPA) » de soutien aux entreprises et à leurs dirigeants). ET LES MANAGERS ? En France, les formations aux managements ne manquent pas – le foisonnement n’étant pas  synonyme de transparence ni de garantie aux yeux des chefs d’entreprise qui les recrutent ! loin de là – mais la formation continue et/ou les parcours de développement de compétences dédiés ne semble pas forcément à la hauteur tant des attentes que des besoins. Dans une étude récente[2], on apprend que 7 répondants sur 10 indiquent avoir demandé une voire plusieurs fois à suivre une formation pour exercer leur nouvelle fonction. L’attente est là … Et le besoin est patent, au regard de charges de travail qui s’alourdissent et de fonctions qui se complexifient : « intégrer le management à distance (avec une plus grande attention portée à la santé mentale), faire face à l'émergence de la génération Z sur le lieu de travail, s'assurer de la cohésion d'équipes intergénérationnelles, ...», observe une des responsable de l’étude précitée. Au final, on remarquera que 27% des interrogé(e)s ont constaté « un manque de moyens et de soutien ». Le chantier est là, d’une belle ampleur ! [1]  Interviewé par Centre INFFO. [2]  Cf. Etude du cabinet de recrutement Robert Walters auprès de plus de 600 cadres en France réalisée au 2ème trimestre 2024, citée par Centre INFFO. L'INNOVATION SE CONSTRUIT SUR LE TERRAIN Depuis mai 2024, en Aquitaine, s’est mise en place une nouvelle modalité de formation d'auxiliaires spécialisés vétérinaires, en alternance , intitulée Nouvelle Aquitaine Santé Animale (NASA) portée par un consortium original avec le Centre de formation professionnelle…

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Dialogue social en panne ?

La négociation du « Pacte de vie au travail » est actuellement un échec ; rien n’est sorti d'une négociation, qui a duré plus de trois mois, entre partenaires sociaux et il n'y aura pas de nouvel accord national interprofessionnel (ANI). Pourtant, à quelques jours de la conclusion, la Fédération des CIBC avait réussi, dans son Grand Opéra de VICHY, à tous les réunir pour une table-ronde « courtoise » et « constructive », où des points de convergence semblaient apparaître, à tout le moins sur l'accompagnement des individus et de la sécurisation des parcours, notamment au regard des transitions et reconversions professionnelles. Les syndicats de salariés avaient tour à tour « zoomé » sur un certain nombre de positions, figurant dans leur Plateforme commune (téléchargeable ici) : • La création d'un « droit à la reconversion professionnelle » ; • La qualité dans les entretiens professionnels ; • L’abondement des moyens financiers affectés aux projets de transition professionnelle (PTP) ; • Le danger d’un « adéquationnisme » grandissant qui amoindrit la liberté de choix du salarié ; • Le risque d’un « appauvrissement de l'investissement dans la formation professionnelle » … Et il semblait se dégager un consensus sur l'accompagnement des chefs d'entreprise des PME et TPE et la création d'une « instance stratégique nationale multipartite », qui s'appuierait sur les travaux des observatoires de branches. Difficile dans ces conditions de prévoir l’ampleur des désaccords au sortir de la séance du 8 avril ! Pourtant, face au texte patronal proposé (téléchargeable ici), on retiendra, au-delà des divergences, les mots forts des négociateurs syndicaux : constat d'un « gâchis » et d'un échec « grave pour le paritarisme », pour les uns, à minima « déception » pour les autres, conviction d’un « rendez-vous manqué » pour tous. « Le patronat avait proposé un accord moins-disant partout » proteste, dans Le Quotidien de la Formation, une des négociatrices. Les propositions patronales de créer un « CDI seniors expérimental », d’ouvrir la possibilité de rompre le contrat du salarié en parcours de reconversion, de passer l’entretien professionnel de 2 à 5 ans et le refus de traiter les transitions professionnelles sur les fins de carrières et ont été particulièrement mal reçues ; sans même parler des blocages sur la création d’un « Compte Epargne Temps Universel (CETU) », auquel seul l’U2P s’est montrée favorable. Reste à savoir comment rebondir dans ces conditions et qu’est-ce qui pourrait encourager une reprise , pourtant indispensable, du dialogue social dans les mois à venir ? Restons attentifs et ouverts à tout ce qui pourrait le permettre, ne serait-ce que dans les Branches ou au plan d’initiatives territoriales innovantes.

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NOS BREVES 2022

Une rentrée sous le signe de la VAE : Cette année, la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) a 20 ans ! De nombreuses initiatives de types « commémoratives » ont eu ou vont avoir lieu, de l’AFREF au CNAM ; une « semaine de la VAE » est même organisée par VIA-Compétences, en Auvergne-Rhône-Alpes, du 19 au 24/09/2022. Mais il faut rendre cette question vivante, en interpeller le sens et la mise en œuvre, comme le fait bien notre ami Gilles SCHILDKNECHT dans sa tribune (sur notre BLOG), la mettre en perspective, comme va permettre de le faire le WEBINAIRE de notre ami Michel BAUJARD (CFS+) le 22/09 après-midi prochain (dont on peut télécharger l’invitation relayée par DEFI-METIERS ici même). Mais notre Association veut aller plus loin et mettre sur le tapis une nouvelle dynamique, prenant notamment en compte la démarche expérimentale en cours de « Reconnaissance des Acquis de l’Expérience ». On en trouvera l’écho dans nos ACTUALITES, ainsi que la proposition d’au moins une nouvelle « Conversation professionnelle » dédiée, parmi nos EVENEMENTS  de cet automne et de la fin de l’année. La Région Ile de France met fin aux activité du CARIF-OREF francilien : Le Conseil Régional IDF a décidé de ne pas renouveler la convention du groupement d’intérêt public (GIP) « DEFI METIERS » et par là même de mettre fin aux activités de cette structure qui, jusque là, tenait brillamment lieu de CARIF-OREF pour l’Ile de France. C’est un choc et une grande tristesse pour tous ses partenaires et bénéficiaires de son action, tant d’information que de formation et de support de promotion des actions de formation (avec DOKELIO, notamment). La compétences de ses équipes et leur dynamisme nous manquera ! Nos initiatives leur seront toujours ouvertes. Voir le communiqué de Défi Métiers ici. La « deuxième vie » des Engagements de Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) : Après un temps de relative latence, les services du Ministère du Travail viennent, en lien avec les travaux menés par FRANCE STRATEGIE, de relancer les EDEC, outils communs aux Branches (et parfois aux Régions) et aux Services de l’Etat, utiles pour encadrer et appuyer des travaux de prospectives et d’anticipation des évolutions de l’emploi et des compétences. Le « déclencheur » de ce regain d’intérêt aura été les questions de transitions écologiques, qui percutent métiers, emplois et secteurs (comme auparavant la question des transitions numériques, dont se sont déjà largement emparée les Branches et leurs partenaires sociaux). Vous trouverez ici la Note du Ministère du Travail à télécharger. MODIFICATION DU CADRE DU « DOCUMENT UNIQUE D’EVALUATION DES RISQUES PROFESSIONNELS (DUERP) » Le « Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) », tel que résultant de la Loi 2021-1018 du 2 août 2021, vient d’être complété et les modalités de prise en charge des formations ad hoc par les OPCPO reprécisées par un Décret n° 2022-395 du 18 mars 2022 (paru le 20/03 au J.O.) (téléchargeable ici). Les nouveautés : la mise à jour annuelle du DUERP ne concernera que les entreprises d’au moins onze salariés ;…

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ARCHIVES – BREVES 2021

PORTAGE SALARIAL, UNE SOLUTION « PASSEE A LA LOUPE » PAR LE CENTRE D’ETUDE DE L’EMPLOI ET DU TRAVAIL(CEET) : le CEET vient de sorti une étude approfondie sur le statut de « salarié porté » et la situation des « portés » eux-mêmes. Solution pour concilier la souplesse de l’entrepreneur et la sécurité du salarié ? Pour en savoir plus, télécharger l’étude du CEET ici.

START UP ET CREATION D’EMPLOI : ces deux réalités ne se conjuguent pas si facilement que cela, et les constats objectifs manquaient jusque-là. Mais la DGE (Direction Générale des Entreprises) et France Stratégie viennent de commencer à y remédier, avec un travail exploratoire fondé sur une double dimension statistique et qualitative, pour renforcer les connaissances disponibles sur les start-up, établir si elles ont des difficultés de recrutement spécifiques et de mieux identifier leurs besoins en compétences. Pour en savoir plus, télécharger l’étude de FRANCE STRATEGIE ici.

LE CONSEIL EN EVOLUTION PROFESSIONNEL (CEP) ENFIN CLAIREMENT « VISIBLE » ET ACCESSIBLE SUR « MON COMPTE FORMATION » : à l’heure où le CEP se déploie et constitue une composante clef des « reconversions professionnelles » (cf. la Table-Ronde de notre « Université de Printemps » de juin 2021), il devenait crucial de donner plus de visibilité au dispositif et à la façon d’y accéder. C’est chose faite, avec un accès dès la page d’accueil de « Mon compte formation » : d’entrée de jeu, on est informé de l’existence du CEP, son objet, puis, en quelques clics, on peut savoir qui sont les opérateurs les plus proches. Pour le Ministère du Travail, l’enjeu est que « chacun sache qu’il peut bénéficier d’un accompagnement par un conseiller pour faire le point sur sa situation, réfléchir à une évolution professionnelle, une reconversion, et en conséquence choisir une formation adaptée ». Gageons que ça puisse stimuler et faciliter le recours au CEP !

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