La parole à : LA « REVUE CADRES – Lire le travail » CFDT

Pour nos adhérent(e)s et sympathisant(e)s déçu(e)s voire frustré(e)s de n’avoir pu profiter d’une contribution syndicale (en l’occurrence de la CFDT Cadres) lors de notre Université 2025, nous mettons en lisibilité un des excellents articles du numéro 504 de la Revue CADRES – Lire le travail dont notre invité empêché du 23 avril, Laurent TERTRAIS, est rédacteur en chef. Il s’agit en effet d’un apport tout à fait dans l’esprit du débat de la première matinée. Laurent CAPPELLETTI, professeur titulaire de la chaire Comptabilité et contrôle de gestion du CNAM et directeur de programme à l’Institut de socio-économie ISEOR, a produit un article – dont on remercie la CFDT Cadres de l’avoir proposé en accès libre – reproduit pour téléchargement ici, intitulé  « LE MANAGEMENT DE PROXIMITE, UN LEVIER DE SATISFACTION SOCIALE AU TRAVAIL ET DE PRODUCTIVITE DURABLE » qui s’appuie sur les résultat d’un important programme de recherches-interventions socio-économiques, engagé dès 1974. Il y met en évidence 6 leviers de satisfaction au travail (dont la formation et l’évolution professionnelle), qui sont également des leviers de « productivité durable et d’attractivité du travail ».  Dans cet article important pour le dialogue social autour du « capital humain » (tel que l’explicite Hubert GRANDJEAN) ou du « potentiel humain » (comme Martin RICHER préfère le dénommé), il prend le temps d’expliciter un point insuffisamment pris en compte : « La valeur ajoutée discriminante des investissements immatériels en qualité du management » Et parmi les nombreux apports de cette contribution, on retiendra un constat : « Les managers sont souvent démunis pour évaluer la rentabilité des investissements immatériels en potentiel humain tels que la formation, le recrutement, ou des actions d’amélioration de la qualité de vie au travail, c’est-à-dire pour en mesurer le rapport coûts-performances. »[1] et une proposition forte : « Mettre autour de la table les organisations patronales et celles de salariés dans toutes les branches (publics et privées) afin de négocier des cahiers des charges d’amélioration de la qualité de vie au travail (QVT) et du management du potentiel humain » [1] Sur ce sujet, on lira également avec intérêt le RAPPORT de l’IGAS « Pratiques managériales dans les entreprises et politiques sociales en France : Les enseignements d’une comparaison internationale (Allemagne, Irlande, Italie, Suède) et de la recherche » de  JUIN 2024. En téléchargement ici

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Les grandes lignes de la nouvelle réforme du financement de l’apprentissage

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Un plan de réforme du financement l’apprentissage entrera en vigueur à partir du 1er juillet 2025. Un dossier de presse (à télécharger ici) présente les différentes mesures. Une réforme articulée autour de deux grands objectifs Pour répondre aux enjeux d’insertion dans l’emploi des apprentis, de réponse aux besoins de l’économie et de soutenabilité financière des mesures, la réforme de l’apprentissage repose sur deux piliers : La priorisation des financements de l’apprentissage en fonction des besoins du marché du travail ; L’amélioration de la soutenabilité et le modèle financier de l’apprentissage. Ces deux piliers sont le fruit des concertations et de la volonté de mieux associer les branches professionnelles au repérage des formations à privilégier. L’ANALYSE DU CEREQ SUR LES PARCOURS DE FORMATION DANS LES E.B.E : Les « Entreprises à But d’Emploi (EBE) » qui se développent dans le cadre des expérimentations , désormais  largement confortées, des « Territoires zéro chômeur de longue durée », ont donné lieu à une mission d’observation et d’évaluation dont le CEREQ rend compte (Rapport à télécharger ici). Pour avoir plusieurs d’entre nous engagés sur ce terrain, tant dans le mouvement TZCLD qu’avec nos amis de PRO-SAPIENS et de LA FABRIQUE de Lille (dont les témoignages ont déjà donné lieu à une « Conversation Professionnelle »), ADevComp tenait particulièrement à mettre cette étude à disposition. UN « BAROMETRE DE L’ETAT DU TRAVAIL 2025 » : Si l’on veut engager des débats et/ou s’engager dans des transformations du travail, autant le faire en s’appuyant sur des données solides. C’est ce que la Confédération CFDT a souhaité faire, en commanditant une enquête menée par l’institut de sondage VERIAN, en mars 2025, auprès de 1 003 répondantes et répondants (issu-e-s du privé et des trois fonctions publiques, de taille d’entreprises et d’âges variés, et à parité) … Cette étude se veut en complément d’un document revendicatif, paru en janvier 2025 « Le travail que nous voulons »[1]. Il est intéressant et important sans doute de considérer quelles sont les questions soulevées par cette enquête qu’on retrouvera et sur lesquelles le syndicat met l’accent, en relevant notamment ces points : « Comment se portent les travailleurs et les travailleuses en 2025 ? Quel est leur état d’esprit ? Leur rapport au travail ? » (…) « La question de la reconnaissance reste au cœur des aspirations, quels que soient le secteur ou la catégorie de travailleurs. » (…)  « Enfin, face aux évolutions que traverse le monde du travail, à travers notamment l’Intelligence artificielle (IA) et la transition écologique, les travailleurs ne sont toujours pas assez accompagnés ni associés pour faire face à ces changements. »   [1] « Le travail que nous voulons » : https://www.cfdt.fr/le-travail-que-nous-voulons    

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Nos brèves 2025

DE NOUVELLES ORIENTATIONS POUR L’EMPLOI, LA FORMATION ET L’APPRENTISSAGE : « Adapter notre appareil de formation aux besoins de l’économie », tel est le titre de la communication du Conseil des Ministres du 30 avril 2025 (téléchargeable ici). Et même si on n’en est pas encore à sa « mise en musique », reconnaissons qu’on a affaire, cette fois, à un Plan d’action de plus grande envergure que d’ordinaire, « pour renforcer la qualité des formations et lutter contre la fraude ». Ces objectifs, qu’ils soient officiels (fiabiliser le système, recentrer la dépense publique sur des formations « utiles », faire la chasse aux fraudeurs …) ou non (réaliser 100 millions d’économie en 2026 !) ne sont pas une surprise ; mais on commençait à ne plus trop croire à une action systématique – à défaut d’être systémique – tant la Loi de 2018 semble déjà loin. On ne peut que se satisfaire du point de départ de la réflexion gouvernementale, à savoir affirmer que « le renforcement de notre économie passe par des filières scientifiques plus solides, plus attractives, et plus inclusives. Nous devons former davantage de techniciens, d’ingénieurs, de scientifiques, et mieux attirer les jeunes filles vers ces métiers ». Pour nous aussi, c’est « un chantier essentiel ». Il était important de ne pas se contenter de reconnaître les acquis de la Réforme de 2018 (notamment sur la revalorisation de l’Apprentissage et l’ouverture du CPF) ou l’action de Carole GRANJEAN (avec la Réforme du Lycée professionnel initiée en 2023) reposant la question du « lien entre école et marché du travail ». S’attaquer à ce qui freine ou dévoie ces efforts est plus que nécessaire, en effet. Pour notre Association – qui s’est plusieurs fois saisi de ces questions – il était important de cibler les contributions à apporter à la lutte contre le poids trop important  du chômage de longue durée, « particulièrement en fin de carrière » (au moment où va se déployer, par ailleurs, un plan en faveur des séniors), et contre l’insuffisance des reconversions professionnelles. Mais l’enjeu n’est pas moindre de « rapprocher l’offre de formation initiale et continue des besoins en compétences » et de faire évoluer l’offre et améliorer l’orientation des jeunes mais aussi des publics adultes. On se permettra de souligner aussi ces points clefs que sont la répartition territoriale des efforts des acteurs de l’emploi et du développement des compétences et surtout leur coordination sur les territoires ! Relevons ici quelques points clefs (que la lecture de la communication entière éclairera et complétera) :  1. Renforcer l’adaptation des formations aux besoins du marché du travail et leur qualité, ce qui passe entre autres par « l’adaptation du contenu des diplômes aux besoins », mais aussi par la « remise à plat» de la Certification Qualiopi qui, aux yeux du gouvernement « n’assure pas la fonction qui lui était conférée de garantir un standard de qualité pour les formations en apprentissage et pour les publics adultes ». Ce qui passera par un renforcement des Services Régionaux de Contrôle (SRC) et de leur action contre la fraude.  2. Mieux flécher les financements de l’apprentissage sur les besoins en compétences et…

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Quelques propositions de lecture

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On vous propose des ouvrages de quelques-un(e)s de nos intervenant(e)s de l'Université 2025 : Et pour mieux comprendre l’intervention de David CLUZEAU (Président de l’UDES), on vous propose de lire (dans la même collection « Mondes en transitions »), les contributions de Jérôme SADDIER (2022) et Robert BOYER (2023), à retrouver en librairie ou en ligne :

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