L’UNIVERSITE D’HIVER DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE 2023

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SES AMBITIONS (d’après Centre INFFO) : • Un parcours de développement des compétences sur 3 jours • Un lieu d’échanges coopératif et mutualiste pour partager son expérience avec pairs et décideurs • Une fabuleuse opportunité de networking • Plus de 1 600 participants • 60 ateliers participatifs, conférences, tables rondes et débats • 250 intervenants SON ORGANISATION : L’Université se passe à Cannes, sur 3 jours, les 25, 26 et 27 janvier 2023, avec de nombreuses Tables-rondes , Ateliers, Stands et Espaces de rencontres professionnelles… Télécharger le Programme ici. ZOOM SUR UNE TABLE-RONDE particulièrement en rapport avec les travaux d’ADevComp : Jeudi 26 janvier, de 16h30 à 18h00 (repérée dans le Programme sous l’indicatif D3.42 TR). REPERER SES COMPETENCES GRACE AUX OUTILS NUMERIQUES (Passeports, Plateformes, Badges … ) : La reconnaissance des compétences est un enjeu fondamental tant pour les politiques sociales au sein des organisations que pour faciliter les mobilités et transitions professionnelles. Au-delà du diplôme, restent posées deux questions : celle de la traçabilité du développement des compétences et de l'expérience et celle de leur valorisation. De nombreuses expériences ont été menées autour de l'idée d'un Passeport "compétences" mais peu de solutions ont été trouvées pour faciliter la tenue à jour des informations et leur valorisation. L'évolution des outils numériques, de leur intégration dans le quotidien et des interopérabilités ouvrent aujourd'hui de nouvelles perspectives : le passeport d’orientation, de formation et de compétences pour tous d'ici quelques mois, Europass, les badges numériques... L'atelier, animé par Hubert GRANDJEAN (Pdt de l’AFDEC, VP d’ADevComp), permettra - d’identifier les pratiques et les évolutions dans le domaine de la reconnaissance des compétences - de reformuler les principes des nouveaux outils numériques qui sont proposés sur ce champ - de construire une réflexion autour de l'enjeu des différents outils proposés (facilité d'utilisation, risque intrusif, appropriation par les acteurs...). Participants à ce jour : la CDC, Erasmus, ICDL … POUR EN SAVOIR PLUS : aller sur uhfp@centre-inffo.fr

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LES MESURES NOUVELLES DE LA « LOI TRAVAIL »

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Le 22 décembre 2022, le Journal Officiel a publié la loi « Marché du travail » dont plusieurs mesures impactent les questions de droit du travail, de compétences, de formation et de validation des acquis de l’expérience (et pas seulement celles de l’Assurance Chômage) …

(suite…)

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NOS BREVES 2023

L’INDUSTRIE ET LE BATIMENT DEPLORENT « l’EVAPORATION » DES JEUNES FORMES DESTINES A CES SECTEURS : On avait noté au printemps 2023 que les difficultés de recrutement pénalisaient plus de trois entreprises sur quatre, notamment dans ces secteurs (cf. étude REXECODE, mai 2023). Et pourtant, une Note de la Fabrique de l’industrie de juillet 2023 nous explique, par exemple, que les filières de formation aux métiers de l’industrie compteraient suffisamment d’élèves pour satisfaire aux besoins de main d’œuvre des entreprises (jusqu’à Bac+2). Selon cette étude, « un jeune sur deux change de voie une fois son CAP ou son Bac professionnels en poche », alors même qu’environ 125 000 jeunes chaque année sont formés pour les métiers de la métallurgie, la chimie et autres métiers industriels (à comparer avec des besoins estimés actuellement de l’ordre de 80 à 90 000 emplois vacants par an). Le hic, c’est que seuls 65 000 d’entre eux vont effectivement exercer un métier pour lequel ils ont été formés. Et un constat similaire pourrait être fait dans le BTP en France (comme en Belgique d’ailleurs). Pourquoi ce phénomène ? Les auteurs de la Note (Guillaume Basset et Olivier Lluansi, anciens Délégués aux Territoires d’industrie) mettent plusieurs éléments explicatifs en avant : d’abord une orientation initiale « par défaut » ne se donnant pas la peine de créer de la motivation puis un gros souci de déconnection des spécialités proposées par rapport aux bassins d’emploi et de vie des jeunes concernés (qui cherchent alors une mobilité géographique pour trouver à un emploi ou à changer de filière ou de secteur pour rester sur place) ; et dans le même ordre d’idée, la couverture géographique inadaptée en termes de centres de formation ou lycées professionnels. Enfin, c’est la question de l’adaptation de la formation elle-même qui se pose. En ce sens, les auteurs de la Note privilégie l’exemple des « écoles de production » (« les jeunes y produisent des commandes réelles de sociétés partenaires sur un bassin d’emploi »). L’INSERTION DES JEUNES NON QUALIFIES STAGNE : Malgré des politiques publiques volontaristes et souvent coûteuses, le nombre de jeunes « ni en emploi, ni en études, ni en formation » (en anglais : les NEET) demeure important. Dans le cadre du projet « Que sait-on du travail ? », lancé par le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (Liepp) de Sciences Po, l’économiste Bernard Gazier explique cette persistance par le « caractère excluant du système de formation français » et la précarisation de certains emplois. 12,8 % : c’est la part des jeunes Français de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation en 2021. Un chiffre juste en dessous de la moyenne européenne (13,1 %), mais bien supérieur au taux allemand (9,2 %) ou au taux danois (8,3 %). D’après Eurostat, la France est surtout l’un des pays où ce chiffre baisse le moins rapidement, voire stagne (12,6 % en 2008), alors que la moyenne européenne a chuté…

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Editorial

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« L’expérience, c’est avec elle que tout commence » (E.KANT) Cette année 2022, marquée par tant de difficultés aussi bien pour les entreprises et leurs salariés que pour celles et ceux qui les accompagnent, est aussi celle de nombreuses remises en cause et de quelques promesses. L’adéquationnisme de l’emploi n’a plus cours et les pratiques de rapprochement, de fait et parfois de force, des besoins de recrutement des entreprises et des demandeurs d’emploi disponibles ont été « ringardisées » par la crise sanitaire et économique et la lente sortie de crise en cours. L’accompagnement des besoins de reconversions des productions (de biens et de services) comme des actifs eux-mêmes a été confirmé comme enjeu et comme levier (cf. article du 2 mai 2022 sur notre BLOG). Et les transitions professionnelles et les mobilités qu’elles doivent prendre en compte sont clairement à l’ordre du jour pour un bon moment … Et dans ce contexte, le fait que cette année soit aussi celle des « 20 ans de la Validation des Acquis de l’Expérience » (que nos amis de CFS+ ont mis à l’ordre du jour de leur webinaire de rentrée) n’est pas anodin ! Pour nous, il ne s’agit pas d’une « commémoration » (cf. la tribune de notre ami Gilles SCHILDKNECHT) mais bien d’un nouvel élan à donner, avec de nouvelles ambitions à porter : sortir du corset de dispositions qui, en s’empilant, ont bureaucratisé la VAE et l’ont éloigné des ambitions initiales de leurs concepteurs (Gérard LINDEPERG, Nicole PERY et notre regretté Vincent MERLE), reposer de façon exigeante les conditions d’une véritable Reconnaissance des acquis de l’expérience (à laquelle concourt en partie l’actuelle expérimentation REVA), intégrer à cela les travaux en cours de l’AFNOR sur l’évaluation des compétences (dont nous reparlerons à la fin de l’automne), et oser enfin reposer la question des Qualifications sur de nouvelles bases, en aidant aux dialogues entre partenaires sociaux pour l’intégration des compétences transverses et la prise en compte des « blocs de compétences » dans la redéfinition de certains grilles de classification … Bref, il y a là un beau programme de travail pour nous … et pour tous les acteurs concernés (chefs d’entreprises, manageurs, responsables d’OPCO ou d’Observatoires de branches, partenaires sociaux, institutions - ressources  ou professionnels de l’accompagnement de la compétence, dans leur diversité) qui voudront bien qu’on s’y attèle ensemble ! Jacques FAUBERT, Président de l’Association pour l’accompagnement et le développement des compétences

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